Un projet qui utilise les diffuseurs de flux mis au point via CFD avec le SPF. Cela permet d'adapter de simples cuves tampon de chauffage pour le solaire thermique et la distribution chauffage évoluée, sans avoir à les démonter, ce qui représente à chaque fois des milliers de francs d'investissements économisés.
Premières mesures : Jean-Daniel Noir vient de nous annoncer être passé de 22 à 6 stères de bois par an dans son bâtiment de 380 m2 SRE qui comprend un appartement et un grand studio d’enregistrement audio professionnel qui accueille des artistes en résidence. Ceci grâce à ses 36m2 nets de ST dans le terrain. C’est presque 900 kWh/m2 an d'équivalent production, soit 4.5x fois ce que le photovoltaïque produirait, et 75% de ce qui tombe du ciel sur les capteurs. Cette production a deux origines : celle des capteurs d'une part, à peu près pour la moitié, voire plus. Celle sur l'arrêt de la chaudière à buches et donc tout ce qu'elle devait brûler pour tempérer les espaces en entres saison et pallier aux pertes dites "fatales" soit d'inefficacité des systèmes de distribution d'autre part.
Pourquoi "voire plus" ? Parce que M. Noir utilise son installation ST pour tempérer les locaux en son absence ou l'absence de résidents. Le ST est injecté dans la masse du bâtiment via la distribution chauffage dès que la température des capteurs permet le transfert direct vers les locaux. En jargon sebasolien, l'installation ST fait de l'UBT pour Ultra-Basse-Température, comme si elle chauffait un accu en permanence autour de 10°C. Ici c'est indirecte mais la même chose : dès que la distribution chauffage peut chauffe, elle le fait, et via ce moyen baisse la température du bas de l'accu à quelques degrés en plus que celle des locaux. Ce qui veut dire que plus les locaux sont froids plus le bas de l'accu est refroidi et donc plus facile il est possible de le chauffer avec le ST, et que donc plus facile il est possible d'empêcher le bâtiment de devenir encore plus froid. Et si c'est néanmoins le cas, alors c'est d'autant plus facile au ST de fonctionner vu que pour chauffer les capteurs ont besoin d'être encore moins chauds. Voilà, c'était un résumé pour le public et les autoconstucteurs de lois fondamentales du solaire thermique que l'immense majorité des installateurs et bureaux ne connaissent plus.
Un petit peu d'économie, à présent. A 270.- la stère (prix donné par une connaissance pour du bois livré en 33cm à son chalet aux Diablerets), ça fait donc 4'320.- par an de charges en moins, grâce à des économies de combustible. Qu'il n'est donc plus nécessaire d'acheter. Une opération qui échappe à toute taxation. S’il fallait couvrir les 16 stères ainsi économisées à la PaC sol-eau, cela représenterait à minimal de l’ordre de 300ml de sondes à payer. Sans compter la PaC bien sûr. Et pour la air-eau, comme on est en altitude, bonjour la facture d'électricité. Et il faudrait rajouter du photovoltaïque. Qui lui c'est évident échapperait à tout tarification, parole de gestionnaire de réseau. Quel est le temps de retour de l'installation de M. Noir. On ne vous le dit pas encore mais en autoconstruction et à de 4'320.- économisé par an, vous devez bien imaginer que c'est pas grand-chose. Autre ordre de grandeur intéressant : à 10cts le kWh produit PV, cela ferait 43'200 kWh/an, soit 43.2kWc, soit grosso-modo 216 m2 de PV. A comparer à 36. And that's all, folks.
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