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Marcos (1315 Eclépens) 12m2 ECS & appoint chauffage,6.19 kWp de photovoltaïque en intégration, Minergie-P, rénovation



UNE INSTALLATION SEBASOL SUR UN BÂTIMENT QUI A RECU LE PRIX SOLAIRE 2011

Une réalisation dans un bâtiment qui a été rénové à des normes Minergie-P. M. Luis Marcos est responsable au service cantonal de l'énergie et ancien autoconstructeur. Rien ne vaut un passé d'autoconstructeur pour rester les pieds sur terre et ne pas oublier sa thermodynamique élémentaire : récupérer les rejets de chaleur - l'accu est aussi connecté à la boucle de chauffage à distance d'Eclépens - et utiliser un système de chauffage solaire évolué avec piquage différentiel de la température dans l'accumulateur combiné pour maximiser la contribution de l'énergie solaire au chauffage. Nous discutons avec M. Marcos de la possibilité d'un système simple permettant de réinjecter la surproduction d'été dans la boucle de chauffage à distance.

Un tel exercice est anecdotique pour le chauffage à distance d'Eclépens, car les cimenteries qui alimentent la boucle fonctionnent toute l'année. En outre, souvent, les exploitants de chauffage à distance voient cela d'un mauvais oeil. Ils vivent en effet de vendre de la chaleur, et donc toute économie et production par un autre acteur est vue comme une concurrence et un manque à gagner. Il est illusoire de croire que les conceptions égoïstes et erronées qui ont mené la planète au bord de la ruine n'ont pas colonisé - tel The Thing - les esprits des promoteurs des énergies renouvelables, qu'ils soient représentants en chauffages à distance ou panneaux photovoltaïques ou éoliennes. Einstein disait déjà qu'on ne peut résoudre un problème avec les concepts qui l'ont créé, mais dans nos sociétés soumises à l'extrémisme de la croissance, un aussi élémentaire bon sens se doit d'être oublié.

Et pourtant, aussi anecdotique soit-il, l'exercice est intéressant pour mieux cerner les possibilités de décentralisation et répartitions énergétiques dans les habitats semi-denses ou denses. Un chauffage à distance est un investissement lourd et pour l'instant, les exploitant ne l'utilisent que pour délivrer de la chaleur à partir d'une source centralisée à des utilisateurs passifs. C'est un peu comme si on s'achetait un piano pour en jouer sur un doigt en remontant des graves aux aigus, avant de recommencer. Au vu de nos modestes 20 ans d'expérience, les mises en commun de diverses énergies renouvelables ou récupérées, pour autant que les solutions ne soient pas des escroqueries au mouvement perpétuel, sont fertiles. Elles le sont encore plus couplées à des économies d'énergie et des comportements décroissants.

Mais restreignons-nous à un cas parmi d'autres. Prenez par exemple les chauffages à distance à bois. Ceux-ci recourent l'été à des unités à mazout ou gaz d'appoint car leurs grandes chaudières sont surdimensionnées pour les besoins en cette saison. On a donc deux énergies stocks pour le même système, dont l'une toujours fossile. Cela plombe en outre plus que de raison le bilan CO2 annuel vu que toutes les pertes systèmes sont consenties pendant des mois d'été pour des besoins faibles. Cela augmente aussi les charges d'entretien.

Si les bâtiments privés ou publics ayant une installation ECS&Ch le long de la boucle de distribution de la chaleur étaient capables d'y injecter leur surproduction, celle-ci pourrait alors être utilisée plus loin par des chauffe-eau ordinaires chez des gens moins bien lotis en matière de ressource solaire (orientation, pente, ombrage etc.) - voire chez ces gens qui n'ont rien à dire en cette matière, à savoir les locataires - et on aurait ainsi le fameux 'partage de la surproduction avec le voisin' déjà si difficile à obtenir entre propriétaires dans notre pays de hors-sols hédonistes.

Et il y a plus. En effet, en moyenne, une installation ECS &Ch sebasolienne fait 18 m2 et son stock 2000L (on ne parle ni des kits de nains, ni des kits hydrocéphales si courants dans le commerce). Sur ces 2000L, grâce à la stratification active à 2 niveaux connue de n'importe quel autoconstructeur au contraire de 90% des installateurs, le 1/3 de ce stock suffit pour l'ECS en période estivale. Cela veut dire que 1400L de stockage par installation solaire sont disponibles pour tamponner sur la boucle dans la période de l'année ou la production solaire est maximale. Si vous appliquez alors des stratégies futées sur cette boucle (il n'est pas nécessaire d'avoir des températures aller/retour démentes pour faire de l'ECS à 50°C, ni de chauffer 200L ECS journaliers - les besoins d'une famille - instantanément comme aimerait l'imaginer un ingénieur monomaniaque qui aurait trop regardé Star Trek), ça peut commencer à vous donner des idées. Si en plus vous vous dites que par exemple 100 telles installations solaires de particulier sur la boucle ca fait 140'000 litres de stock, 900 kW à midi en plein cagnard, vous pouvez commencer à estimer le nombre de kWh disponible pour la boucle via ce stock décentralisé. Si enfin vous allez voir sur les Journées du Soleil de ce site les coûts économiques du kWh produit en autoconstruction, soit de l'ordre de 3 CENTIMES en moyenne, amortissement de la machine compris s'il-vous-plait, vous pouvez commencer à vous dire qu'elle va avoir de la peine à justifier son existence, la chaudière à mazout.

Allez continuons à jeter des perles en espérant ne pas tomber sous le coup d'un certain dicton. Si des économies d'eau étaient réalisées, les bâtiments mieux isolés, la surface chauffée inutile flinguée (ce qu'elle sera de toute façon quand nous entrerons en récession), les températures de consigne contrôlées, des stratégies HOPF réalisées avec le solaire par l'habitant, des stratégies futées pour l'injection appliquées à la boucle (appelez cela 'smart-tube' si vous voulez être à la mode), la part du solaire thermique dans la boucle pourrait de plus en plus mordre sur l'entre-saison, garantissant une utilisation plus efficace du bois et la possibilité de connecter d'autres utilisateurs sur la boucle avec la ressource-bois ainsi épargnée. Voilà comment il faut commencer à penser quand on est plus un dinosaure.

Quelle potentiel de réinjection? On ne dit pas qu'on ne l'a pas calculé, mais on ne va pas vous le dire : nous travaillons pour la société civile et non pour vous car en désaccord avec la célèbre phrase de General Motors, nous savons que ce qui est bon pour vous n'est de loin pas toujours bon pour la société. En outre ce n'est pas écrit 'idiots utiles sous forme de bureau d'ingénieur gratuit' sur notre front, merci.

En voilà des questions intéressantes, non ? Nous les laissons en cadeau à M. Marcos pour sa confiance et pour son prix, et pour qu'il déprime moins face aux discours bidon autour des bâtiments 'à énergie positive' grâce au photovoltaïque auxquelles il a été confronté lors du prix solaire 2011 :-) Nous démolirons certaines escroqueries sur ce sujet dans la revue de presse un de ces jours.


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